Eprise.

<< Parfois je me penchais sur mon cas, sur la vie que j'avais menée, & je me sentais comme une femme marquée qui ne pourrait plus jamais avoir une vie normale, & qui malgré tous ses efforts, aurait un mal fou à aimer ou à éprouver la moindre empathie à l'égard de la plupart des gens. Mon cerveau était atteint ,les crises de larmes, les chutes brutales de confiance en moi m'assailliraient périodiquement pour le restant de mes jours. J'avais l'impression de posséder une sorte d'interrupteur que l'on pouvait activer de diverses manières pour déclencher ce qu'il y' avait de pire en moi. Je me sentais alors comme quand j'avais huit ans & les larmes me montaient aux yeux. Les larmes qui livraient passage aux hoquets & aux sanglots. Puis venaient les tremblements. Au bout de dix minutes, je n'étais qu'une pauvre loque qui ne savait même plus pourquoi elle pleurait >>

# Posté le dimanche 08 novembre 2009 14:25

Plop

Plop
Je ne sais pas comment les jours font pour se poursuivre comme ça. J'ai toujours l'impression le matin que je n'y survivrai jamais, et puis si. Et tout se succède. Les contusions se multiplient, elles attestent du passage de la continuité qui me heurte de plein fouet à chaque fois que je sors, que j'affronte dehors. Parce qu'autrement, demain sera exactement comme aujourd'hui. Et ce sera forcément pire. Le mal est lancinant. Il faut continuer, encore et encore. Sale temps. Le soleil se fait désirer. Pourquoi depuis tout ce temps je n'ai pas trouvé de faux semblants, de faux tout court. Je cherche une vérité et je l'ai sous les yeux quand je te regarde, et parfois je ne suis même plus capable d'en douter, je vis sans question des jours entiers. Tu es là. C'est ça ma réponse à toutes les choses qui tournoient. Et quand je sors et que je suis encore capable d'être surprise par l'hypocrisie profonde et si flagrante qu'insondable, ça me rend heureuse. Le monde te met en valeur. Je voudrais tant qu'il se taise pour toi.

# Posté le samedi 21 février 2009 11:47

Modifié le dimanche 22 février 2009 06:34

Comme un éclat de rire, vient consoler tristesse

Diapositives de souvenirs. Captures d'une bande visuelle, précieuse routine du passé. Eléments perturbateurs. Intrusions violentes et consenties aveuglément. Violation de soi par soi. On s'est menti. Forcé. On croyait. Et maintenant... On a perdu l'innocence de soi. Demain peut-être. Tous les jours. Regrets et raison, quelque chose qui permet de tenir encore debout. De se dire qu'on est là parce que ça a existé. Parce qu'on a existé. Et qu'est-ce qu'on donnerait pour rester là... Encore un peu, un tout petit peu. Il faut un jour se lever et partir. Tous les jours ne jamais revivre hier, surtout. C'est mauvais. Tellement de mauvaises choses, sans raison aucune, juste pour le goût amer et dégueulasse laissé dans les profondeurs de soi, imperméable. Il ne faut jamais dire toujours.

Je comprends même pas! Je suis défractée, j'en suis désolée!

Adieu!

# Posté le vendredi 19 décembre 2008 13:22

«La solitude est un sentiment partagé par tellement de gens que ce serait extrêmement égoïste d'éprouver sa solitude tout seul.»

«La solitude est un sentiment partagé par tellement de gens que ce serait extrêmement égoïste d'éprouver sa solitude tout seul.»
Je ferme les yeux sur ma mémoire.
Je lutte contre mes sensations, contre mes envies, contre mes souvenirs.

Qu'est ce que le changement? A part une éradication de certains de ses traits de caractères? J'ai changé, du moins j'ai passé un certain cap. Dire que ce sera définitif, je ne le sais.

Aujourd'hui, j'attends. J'attends la nuit, j'attends le jour, j'attends le train, j'attends un cours, j'attends qu'il pleuve, j'attends l'automne, j'attends ma s½ur, j'attends l'inspiration, j'attends qu'elle meure, j'attends les discussions, j'attends la nostalgie, les choses qui font se souvenir, les sourires, j'attends la lumière, j'attends les couleurs, j'attends le silence, j'attends le noir, j'attends de la revoir, j'attends le travail, j'attends les idées, j'attends l'évasion, j'attends. Attendre c'est l'immobilité. Attendre ça ne veut pas dire qu'on ne fait rien, ça veut juste dire que ce qu'on fait n'a pas d'impact. Il n'y a vraiment rien de plus terrifiant que ça. Agir pour rien. Agir pour un jour mais attendre en attendant.

Je voudrais qu'une fois dans ma vie je sache pour quoi je me bats, contre quoi je me bats, je voudrais qu'une fois dans ma vie je réussisse à toucher quelqu'un même une seule personne, que ma vie ait un sens, que ce que je vis est utile pour quelqu'un d'autre maintenant ou dans la postérité, je voudrais qu'une fois dans ma vie quelqu'un m'attende, moi, je voudrais une seconde, rien qu'une seconde, comprendre pourquoi des choses nous dépassent, pourquoi des choses sont belles, pourquoi elles sont pourries, pourquoi on vit, pour quoi on crève, ce qu'il y a à atteindre et pourquoi on ne l'atteint jamais, et pourquoi on continue comme ça et pourquoi ça ne dérange toujours personne. Et qu'est-ce que j'attends au fond.

Je pète un plomb! En ce moment, j'ai décidé dans ma tête de souffrir. Oui nous sommes dans un pays où tout nous est réprimée. Mais rien, ni personnes, m'empêchera de souffrir. Il m'avait dit qu'il serait toujours auprès de moi. J'ai regardé autour de moi, en souriant parce que ça me faisait toujours rire, et je lui ai assuré que je ne le voyais pas, qu'il n'était pas là. Encore et toujours des mots. Les hommes les aiment, les femmes en jouent, quel monde de vicieux. J'ai envie de lui dire qu'il me fait vraiment pitié plus que quiconque. Que si je le pouvais je lui cracherais dessus et je l'insulterais, que je voulais voir ce spectacle comme ça, pour contempler et me descendre encore plus bas dans mon estime. Je hais cet homme. Laisse mes nuits tranquilles! Je rêve de dormir.

Je souhaite ne pas connaître la mort..

# Posté le lundi 03 novembre 2008 12:20